+351 289 009 537
·
geral@urbls.com
·
Seg - Sex 09:00-17:00 Mon - Fri 09:00 am - 05:00 pm
Marcar Consulta Online
+351 289 009 537
·
geral@urbls.com
·
Seg - Sex 09:00-17:00 Mon - Fri 09:00 am - 05:00 pm
Marcar Consulta Online

Code des Marchés Publics 2026 | Principaux changements


Modifications du Code des Marchés Publics en octobre 2026 : principaux changements pour les entreprises et les entités publiques

L’une des révisions les plus importantes du Code des marchés publics de ces dernières années a été publiée.

Le décret-loi n° 177/2026 du 4 septembre procède à une vaste révision du régime, cherchant à simplifier les procédures, à réduire les charges bureaucratiques, à introduire de nouveaux outils numériques et à rendre les marchés publics plus rapides et plus efficaces.

Les nouvelles règles entrent généralement en vigueur le 1er octobre 2026 et s’appliquent aux procédures engagées à partir de cette date et aux contrats conclus à la suite de ces procédures.

La réforme intéresse non seulement les entités publiques, mais aussi toutes les entreprises qui contractent ou envisagent de contracter avec l’État, les communes et autres entités adjudicatrices.

1. Augmenter considérablement les limites de l’ajustement direct et de la consultation préalable

L’un des changements ayant le plus grand impact immédiat est l’augmentation des valeurs jusqu’où les procédures simplifiées peuvent être utilisées.

Dans les marchés de travaux publics, l’attribution directe peut désormais être utilisée pour les marchés d’une valeur estimée inférieure à 150 000 €, alors qu’auparavant la limite était de 30 000 €.

La consultation préalable est désormais admissible pour les marchés d’une valeur estimée inférieure à 1 000 000 €, contre l’ancienne limite de 150 000 €.

Dans les contrats de location ou d’acquisition de biens meubles et d’acquisition de services :

  • Le plafond d’ajustement direct passe de 20 000 € à 75 000 € ;
  • le plafond de consultation préalable passe de 75 000 € à 130 000 €.

Le changement est particulièrement significatif dans les marchés de travaux publics.

En pratique, un ensemble beaucoup plus large de contrats pourrait être conclu grâce à des procédures plus simples et plus rapides.

2. De la « valeur du contrat » à la « valeur estimée du contrat »

Le nouveau régime remplace le concept de « valeur du contrat » par « valeur estimée du contrat ».

Le calcul prend désormais comme référence le prix estimé à payer par l’entité adjudicatrice et les tiers, y compris d’autres considérations ou avantages économiques directement liés à l’exécution du contrat.

Le changement rapproche le régime portugais de la terminologie et de la logique utilisées par le droit de l’Union européenne.

Plus important : l’augmentation des limites des procédures simplifiées rend le calcul correct de cette valeur encore plus pertinent.

Le recours à l’accord direct ou à la consultation préalable dépend précisément de ce calcul, tout en maintenant les règles destinées à éviter le fractionnement artificiel des contrats.

3. Une consultation préalable particulière est créée

La révision introduit une nouvelle procédure : la consultation préalable spéciale.

Cette procédure peut être utilisée dans certaines situations concernant des marchés dont la valeur estimée est inférieure aux seuils européens et, en même temps, inférieure à 2 000 000 €.

Le pouvoir adjudicateur doit inviter au moins cinq opérateurs économiques.

La solution cherche à créer un modèle intermédiaire entre les procédures plus simplifiées et les concours traditionnels, en maintenant un niveau de concurrence pertinent.

4. Une plus grande flexibilité dans les appels d’offres publics

Le nouveau CCP prévoit également la possibilité d’assouplir certains appels d’offres publics lorsque la valeur estimée du marché est inférieure aux seuils européens.

L’idée est de permettre aux pouvoirs adjudicateurs d’adapter certains aspects procéduraux lorsque cela contribue à la simplification, à l’efficacité ou à la rapidité de la procédure.

La flexibilité ne signifie cependant pas l’absence de règles.

Les principes fondamentaux des marchés publics doivent toujours être respectés, à savoir la concurrence, l’égalité, l’impartialité, la transparence et la proportionnalité.

5. L’intelligence artificielle entre expressément dans les marchés publics

L’une des innovations les plus actuelles de la réforme est la consécration d’un véritable principe de commande publique numérique.

Le nouveau régime admet et promeut l’utilisation de systèmes numériques, y compris les outils d’intelligence artificielle, dans les différentes phases de formation et d’exécution des marchés publics.

L’utilisation de ces outils doit toutefois respecter des garanties précises, à savoir :

  • transparence ;
  • explicabilité ;
  • sécurité ;
  • protection des données personnelles ;
  • protection des secrets commerciaux ;
  • supervision humaine ;
  • interopérabilité avec les systèmes publics.

La technologie peut aider l’Administration dans l’analyse et la gestion des procédures, mais elle ne remplace pas la responsabilité des organes compétents pour les décisions administratives.

6. Les entreprises peuvent présenter des initiatives spontanées

Une autre nouveauté pertinente est la possibilité pour tout opérateur économique de présenter une initiative spontanée pour réaliser un certain service ou projet susceptible d’intéresser une entité publique.

Cette initiative peut conduire l’entité adjudicatrice à engager ultérieurement une procédure de passation d’un marché.

Cependant, l’entreprise qui a présenté l’idée n’obtient pas automatiquement le contrat.

Vous n’acquérez également aucun droit de préemption.

Le secteur privé peut donc servir de point de départ à un projet public, mais la passation des marchés reste soumise aux règles de concurrence applicables.

7. Démarches réservées aux startups

La réforme permet également que certaines démarches puissent être réservées aux startups reconnues juridiquement.

Cette possibilité s’applique à certains contrats d’acquisition ou de location de biens meubles et d’acquisition de services d’une valeur inférieure aux seuils européens et tant qu’il n’y a pas d’intérêt transfrontalier certain.

La mesure vise à faciliter l’accès des entreprises jeunes et innovantes aux marchés publics.

Pour les startups technologiques, en particulier, cela pourrait ouvrir des opportunités qui étaient auparavant difficiles à réaliser avant les grands opérateurs économiques ayant une histoire consolidée en matière de marchés publics.

8. Des procédures plus rapides en cas d’urgence

Le nouveau régime renforce également la capacité de réponse des entités publiques dans les situations d’urgence.

Le recours à l’ajustement direct simplifié est désormais autorisé pour certaines interventions nécessaires à la reconstruction ou à la réhabilitation des zones touchées et pour les mesures de soutien aux personnes physiques et morales dans les situations d’urgence.

Le recours à l’ajustement direct dans les situations d’urgence est également clarifié.

9. Modifications dans l’exécution des contrats

La réforme ne se limite pas à la phase de formation.

Les règles applicables lors de l’exécution des marchés publics sont également revues.

L’un des changements cherche à faire la distinction entre :

  • une modification de l’accord ;
  • le rétablissement de l’équilibre contractuel face à un changement de circonstances anormal et imprévisible.

La distinction a une importance pratique significative, en particulier dans les contrats à long terme et dans les travaux soumis à des variations de coûts extraordinaires.

Le nouveau régime permet également que, dans certaines situations, une indemnisation résultant de circonstances extraordinaires puisse être fixée d’un commun accord entre les parties.

10. L’arbitrage devient véritablement volontaire

La réforme modifie également le régime de règlement des différends.

L’arbitrage ne peut plus être imposé comme condition de participation à une procédure de marché public.

Le recours à l’arbitrage devient ainsi véritablement volontaire.

Les commissions de conciliation sont également rétablies en tant que mécanisme conçu pour prévenir et résoudre les différends plus rapidement.

Que doivent faire les entreprises ?

Les entreprises qui contractent régulièrement avec des entités publiques devraient profiter de la période précédant l’entrée en vigueur des nouvelles règles pour revoir leurs procédures internes.

En particulier, il est important de suivre :

  • les nouvelles limites de l’ajustement direct et de la consultation préalable ;
  • calcul de la valeur estimée du contrat ;
  • consultation préalable spéciale ;
  • de nouvelles opportunités pour les startups ;
  • les règles relatives aux initiatives spontanées ;
  • l’utilisation des systèmes numériques et de l’intelligence artificielle ;
  • changements relatifs à l’exécution et à la modification des contrats.

La réforme vise à simplifier les marchés publics.

Mais une plus grande flexibilité administrative passe également par une plus grande rigueur dans l’application des règles de concurrence, de transparence et d’égalité.

FAQ

1) Quand les nouvelles règles CCP entrent-elles en vigueur ?

En général, le 1er octobre 2026.

2) La limite d’ajustement direct dans les projets de construction augmente-t-elle ?

Oui. La limite passe de 30 000 € à 150 000 €.

3) Qu’en est-il de la consultation préalable sur les projets de construction ?

La limite va de 150 000 € à 1 000 000 €.

4) L’administration publique peut-elle utiliser l’intelligence artificielle dans les procédures ?

Oui. Le nouveau régime prévoit expressément l’utilisation des systèmes numériques et de l’intelligence artificielle, sous réserve de garanties de transparence, de contrôle humain, de sécurité et de protection des données.

5) Une entreprise peut-elle présenter spontanément un projet à une entité publique ?

Oui. Cette initiative peut donner lieu ultérieurement à une procédure de passation d’un marché, mais ne donne pas automatiquement à l’entreprise un droit d’attribution.

Comment pouvons-nous vous aider ?

URB Law Services fournit des conseils aux entreprises en matière de marchés publics et de droit administratif, y compris l’analyse des procédures, des marchés publics, des contrats, de l’exécution des contrats et des litiges.

L’entrée en vigueur d’un nouveau régime est également l’occasion de revoir les procédures internes et d’identifier de nouvelles possibilités de contractualisation avec des entités publiques.

Contactez-nous pour en savoir plus

Related Posts